Fleurs et Jardins

Que deviennent les jardins après le Chelsea Flower Show

septembre 14, 2026

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Le sort des jardins après Chelsea

Chaque année, le Chelsea Flower Show émerveille des milliers de visiteurs avec ses jardins éphémères, véritables œuvres d’art végétales. Mais que deviennent ces créations une fois les portes du Royal Hospital fermées ? En 2026, comme à l’accoutumée, la plupart des jardins sont démantelés dans les jours qui suivent le salon. Les structures lourdes, les rocailles et les bassins sont retirés, tandis que les plantes sont soigneusement triées. Certains éléments réutilisables, comme les pavages ou les mobiliers, sont stockés pour de futures expositions ou vendus à des professionnels du paysage. Le démontage est une opération logistique impressionnante, orchestrée par les exposants eux-mêmes, souvent aidés par des bénévoles. Pour les jardins primés, le processus peut être prolongé afin de permettre des reportages photo ou des visites privées. Mais dans tous les cas, la règle est claire : après le show, le site doit retrouver son état initial. Cette contrainte pousse les créateurs à penser dès la conception à la seconde vie de leur jardin, un défi qui mêle esthétique et pragmatisme.

Jardins offerts à des établissements de santé

Jardins offerts a des etablissements de sante

Une tendance forte se confirme en 2026 : de nombreux jardins du Chelsea Flower Show sont offerts à des hôpitaux, des maisons de retraite ou des centres de soins palliatifs. Par exemple, le jardin conçu par l’équipe de Sarah Price, primé pour son approche sensorielle, a été transporté et réinstallé dans la cour intérieure du Great Ormond Street Hospital à Londres. Les plantes, choisies pour leurs vertus apaisantes et leur feuillage texturé, offrent désormais un havre de paix aux enfants hospitalisés et à leurs familles. De même, le jardin « Mémoire et Résilience » de Tom Stuart-Smith a trouvé refuge à la Maison de retraite de Chelsea, où les résidents peuvent profiter de ses allées ombragées et de ses massifs de lavande. Ces dons ne sont pas anodins : ils impliquent une logistique de transport complexe, souvent financée par des sponsors ou des fondations. Les équipes de jardiniers bénévoles assurent la replantation et l’entretien pendant les premiers mois. Pour les établissements, c’est une opportunité unique d’embellir leur cadre de vie, avec un jardin déjà mature et conçu par des professionnels de renom. Les retours sont unanimes : ces espaces verts améliorent le bien-être des patients et du personnel soignant, confirmant l’importance du lien entre nature et santé.

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Plantes revendues ou données

Plantes revendues ou donnees

Les plantes des jardins du Chelsea Flower Show ne sont jamais gaspillées. En 2026, plusieurs exposants ont choisi de revendre leurs végétaux lors d’une vente aux enchères caritative organisée le dernier jour du salon. Les bénéfices, qui se sont élevés à plus de 50 000 livres sterling, ont été reversés à des associations de reforestation urbaine. Les plantes les plus rares, comme les cultivars uniques d’hortensias ou les fougères arborescentes, ont atteint des prix élevés, attirant des collectionneurs avertis. D’autres exposants, comme le collectif « Green Futures », ont préféré donner leurs plantes à des écoles et des jardins communautaires. Ainsi, des centaines de pieds de vivaces, d’arbustes et de graminées ont été répartis dans des potagers solidaires à travers le Royaume-Uni. Pour les particuliers, c’est une occasion rare d’acquérir des végétaux de qualité, issus de pépinières réputées, à des prix abordables. Les plantes sont vendues en pots, avec des étiquettes détaillant leurs besoins culturaux. Cette pratique s’inscrit dans une démarche zéro déchet, encouragée par la Royal Horticultural Society (RHS) qui impose désormais un plan de gestion des déchets à chaque exposant. En France, certains jardins de festivals pourraient s’inspirer de ce modèle pour éviter le gaspillage végétal.

Les exposants et l’engagement durable

En 2026, l’engagement écologique des exposants du Chelsea Flower Show est plus fort que jamais. Les concepteurs intègrent dès la phase de design des critères de durabilité : choix de plantes locales et résistantes à la sécheresse, utilisation de matériaux recyclés ou biodégradables, limitation des plastiques à usage unique. Par exemple, le jardin « Biodiversité en ville » de l’équipe de Nigel Dunnett a été construit avec des palettes de récupération et des substrats à base de compost urbain. De plus, les exposants s’engagent à compenser l’empreinte carbone de leur transport et de leur installation, souvent via des partenariats avec des programmes de reforestation. Certains vont plus loin en proposant des ateliers pédagogiques sur le compostage ou la récupération d’eau de pluie. La RHS a également mis en place un label « Green Chelsea » qui récompense les stands les plus respectueux de l’environnement. En 2026, 80 % des exposants ont obtenu ce label, contre 65 % en 2025. Cette tendance reflète une prise de conscience collective : un jardin éphémère peut être un laboratoire d’idées pour des pratiques plus vertueuses. Les visiteurs repartent ainsi avec des astuces concrètes à appliquer chez eux, renforçant le rôle éducatif du salon.

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S’inspirer de Chelsea pour son propre jardin

Vous rêvez d’un jardin digne du Chelsea Flower Show ? Bonne nouvelle : les idées des exposants 2026 sont accessibles à tous, même avec un petit budget. Commencez par vous inspirer des associations végétales : les mariages de couleurs et de textures, comme les échinacées pourpres avec les stipas argentés, sont faciles à reproduire. Privilégiez les plantes vivaces, économiques et durables, plutôt que les annuelles éphémères. Pensez aussi à la structure : un chemin sinueux en gravier, quelques pierres calcaires et un point d’eau, même modeste, peuvent recréer l’ambiance d’un jardin de Chelsea. N’oubliez pas l’importance du sol : les exposants travaillent souvent avec des terres amendées et un drainage parfait. Chez vous, un bon paillage et un apport de compost feront la différence. Enfin, adoptez une démarche écoresponsable : récupérez l’eau de pluie, fabriquez votre propre compost et choisissez des plantes mellifères pour attirer les pollinisateurs. Le Chelsea Flower Show n’est pas qu’un salon ; c’est une source d’inspiration infinie pour créer un jardin qui vous ressemble, tout en respectant la planète. Alors, à vos sécateurs !

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Margot Blondel

Amoureuse des espaces verts en ville, Blondel M. s’est spécialisée dans la culture de plantes robustes, adaptées aux modes de vie modernes. Convaincue que le jardinage doit rester simple et accessible, elle conçoit et partage des conseils pratiques pour aider chacun à créer un coin de verdure épanouissant, sans contraintes ni perte de temps..

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